Il y a des personnes comme ça…
Silencieuses.
Même si vous êtes leur enfant, vous êtes invisible,
Même si vous êtes leur conjoint, votre absence ne crée pas de manque,
Mère, père, frère, sœur…
Même si vous êtes quelqu’un qui porte le poids des années,
Votre absence ne laisse toujours pas de vide dans leur monde.
Et pourtant, vous existez…
Vous respirez, vous ressentez, vous aimez.
Mais certains regards, même s’ils se posent sur vous, ne vous voient pas.
Il y a des personnes qui ne sont pas remarquées dans cette vie.
Silencieuses, profondes et souvent celles qui donnent le plus…
Et c’est étrange ; ce sont toujours elles dont on se passe en premier.
Elles ne font pas de bruit, ne rivalisent pas pour s’exprimer.
Elles s’assoient dans une pièce ; tout le monde parle, rit, débat…
Elles écoutent.
Et elles ne sont pas remarquées.
Comme si leur existence était équivalente à l’absence.
Quand il faut renoncer à quelque chose, ce sont toujours elles dont on dit :
« On peut s’en passer. »
Si on ne les voit pas pendant une semaine, personne ne ressent de manque.
Le temps passe… Tout est oublié.
Et puis ?
Puis l’être humain revient à lui-même.
Peut-être que la chose la plus simple, la plus belle à faire est :
Se rapprocher de Dieu…
Car celui qui voit vraiment, celui qui sait vraiment, est auprès de Lui.
Et ensuite… pouvoir dire « au revoir »,
Pouvoir saluer chacun qui part, du fond du cœur.
Sans blesser, mais sans s’accrocher…
Et puis dire : « Bonjour demain… »
Car si vous restez attaché au passé,
Vous vous retirez du chemin de votre propre vie.
Vous écrivez quelque chose… vous vous efforcez, vous y mettez du cœur…
Mais vous avez l’impression de parler dans le vide.
On vous lit, mais on ne vous comprend pas.
On vous voit, mais on ne vous ressent pas.
Comme si vous écriviez sur un mur, une pierre, un objet sans âme…
« J’ai donné tant d’années… » dites-vous.
Oui, c’est vrai.
Mais un effort qui n’est pas apprécié ne consume pas seulement le temps, mais aussi l’âme.
Il vous érode silencieusement de l’intérieur.
Parfois, tourner la page d’un seul geste
Est plus miséricordieux envers soi-même que de passer toute une vie au même endroit.
Car certains sentiments blessent, mais éveillent aussi.
Parce que la vie ne continue pas avec ceux qui ne vous voient pas,
Mais avec ceux qui vous trouvent.
Et toi…
Le jour où tu te reconnais toi-même,
Le fait que personne ne te remarque ne te fera plus souffrir.
Merci à chacun de vous ; De m’avoir fait ressentir et apprendre ce sentiment. 🙂
Comme l’a si bien dit Cahit Zarifoğlu :
« J’ai une faiblesse pour les gens qui savent apprécier la valeur des choses.
Ils sont comme des caftans ornés de perles, les autres ne sont que des habits rapiécés. »
Que Dieu lui fasse miséricorde.
Avec salutations et prières…