Il y a des années, je suis venu en vacances avec ma mère ; la maison était pleine de monde mais paisible, nous avions du thé, les conversations s’éternisaient, et la nourriture suffisait pour tous.
Şenol était toujours à mes côtés, tenant ma main ; en marchant dans la rue, en attendant au feu rouge…
C’était une habitude simple mais qui réchauffait le cœur.
Quand nous sommes arrivés sur un pont, trois enfants étaient assis là, et l’un d’eux a dit : « Jusqu’à mon âge, je n’ai jamais vu ma mère et mon père se tenir la main. »
Une phrase simple mais percutante.
J’ai souri et j’ai dit : « Quand vous grandirez, tenez la main de celui ou celle que vous aimez, et sachez en apprécier la valeur. »
Le souvenir de ce jour est encore dans mon esprit ; le pont est toujours là, les enfants ont peut-être grandi, mais le souvenir et une légère mélancolie vivent dans mon cœur.
De petits moments simples… Qui font sourire mais font aussi légèrement mal au cœur.